NL 2: Productivité dans l’entrepôt manuel

La productivité dans un entrepôt manuel n’est pas avant tout une question de technologie, mais une question d’organisation.

Les plus grandes réserves de performance résident dans des processus clairs, des responsabilités bien définies et une optimisation continue – des éléments qui sont souvent négligés dans les activités quotidiennes.

Le fil rouge se cache dans une approche structurée qui met en harmonie le triangle magique composé de l’entrepôt physique, des processus / IT et de l’organisation. L’objectif n’est pas une complexité maximale, mais la robustesse, la transparence et la reproductibilité.

Un facteur clé est l’introduction d’un rôle clairement défini entre l’exploitation et le système : le détective du stock (ou le policier du stock). Cette fonction garantit la cohérence entre les stocks physiques, le système et la réalité du terrain, et permet d’identifier rapidement les écarts. Son rôle est le maintient et l’amélioration en continu des tous les paramètres du stock.

Pourquoi ne pas automatiser systématiquement ?
Parce que l’automatisation n’est économiquement pertinente que lorsque les processus sont stables. Si la rentabilité peut être calculée de manière fiable, elle montre souvent que l’optimisation des processus et une digitalisation ciblée produisent des effets plus rapides et moins risqués. Seuls des processus matures peuvent devraient être automatisés.

Les indicateurs pratiques montrent clairement la situation d’un entrepôt :

  • En dessous de 30 POS/Pers.-heure, l’entrepôt est généralement très fragmenté.
  • Jusqu’à 50 POS/Pers.-heure, il existe un potentiel d’optimisation clair de 10 à 20 %.
  • Au-delà de 50 POS/Pers.-FTE-heure, on peut parler d’un entrepôt manuel très bien optimisé.

Il en va de même pour le taux de service : sans digitalisation, de nombreux entrepôts se situent en dessous de 95 %. Avec une organisation rigoureuse et des contrôles croisés, des niveaux allant jusqu’à environ 98 % sont atteignables. Pour des valeurs supérieures, le scanning ou une solution digitale équivalente devient indispensable.

Le fil rouge crée ainsi la base d’une productivité durable – et permet de prendre des décisions éclairées quant au si et/ou au moment où une automatisation devient pertinente.